Les conditions météorologiques récentes nous poussent à redoubler de vigilance quant à la santé de la population. Outre les consignes et conseils prodigués au grand public, votre CPTS vous propose un outil synthétique destiné aux professionnel·les de santé : l’infographie ci-dessous est téléchargeable en cliquant dessus. Elle peut vous servir de mémo pour les points de vigilance.
Vous pouvez également retrouver des informations complètes et des ressources pour vos patient·es sur les sites suivants :
Le don du sang est un acte vital dont les besoins augmentent chaque jour alors que les réserves restent fragiles sur notre territoire. En tant que professionnel·les de santé, votre rôle est clé pour sensibiliser vos patient·es : un don d’une heure peut sauver trois vies. Les produits sanguins ont une durée de vie limitée (7 jours pour les plaquettes, 42 jours pour les globules rouges), ce qui impose un besoin de dons réguliers et nombreux.
Vous trouverez ci-dessous les prochaines collectes sur le territoire. N’hésitez pas à télécharger et afficher les visuels ci-dessous.
Vous pouvez également transmettre à vos patient·es les éléments ci-dessous :
Renseignements complémentaires et contacts auprès de l’Association du don de sang de la Roche-sur-Yon ou de l’Établissement Français du Sang.
Afin d’informer toujours mieux les professionnel·les de santé du territoire, nous vous proposons cette infographie reprenant les principaux dispositifs d’accès aux soins en Centre-Vendée. Cette liste est bien sûre non-exhaustive et sera amenée à évoluer au fil du temps.
N’hésitez pas à la transmettre à vos confrères/consœurs/collaborateurs·trices.
En tant que professionnel·le de santé exerçant en libéral, vous êtes concerné·e, comme tout autre travailleur et travailleuse, par la prévention des risques professionnels et le suivi de votre santé au travail.
À ce titre, et dans le cadre de l’accompagnement des professionnel·les de santé exerçant sur le territoire de la CPTS Centre-Vendée, nous souhaitons vous rappeler les services mis à votre disposition par les Services de Prévention et de Santé au Travail (SPST).
Rôle des Services de Prévention et de Santé au Travail
Les SPST ont pour mission de vous accompagner dans la préservation de votre santé tout au long de votre exercice professionnel. Ils vous proposent notamment :
- Un suivi médical, réalisée par un.e médecin du travail ou un·e infirmier·e en santé au travail ;
- La prévention des risques professionnels et des conseils personnalisés sur l’ergonomie, la gestion du stress, les risques psychosociaux, les troubles musculo-squelettiques, etc. ;
- Un accompagnement spécifique en vue d’améliorer votre qualité de vie au travail.
L’inscription à un SPST est une obligation légale pour tout employeur, mais c’est avant tout une opportunité de préserver votre capital santé sur le long terme.
Contacts des Services de Santé au Travail en Vendée
RESTEV – Réseau Santé au Travail des Entreprises de Vendée
Téléphone : 02 51 37 06 68
Email : contact@restev.fr
Site : www.restev.fr
SMINOV – Service Prévention & Santé au Travail Interentreprises
Téléphone : 02 51 68 45 64
Email : contact@sminov.org
Site : www.sminov.org
PSTVL – Prévention Santé Travail Vendée Littoral
Téléphone : 02 51 95 18 05
Email : contact@pstvl.fr
Site : www.pstvl.fr
Pour plus d’informations ou pour organiser votre suivi, vous pouvez contacter votre SPST ou consulter leur site internet.
Les violences sexistes et sexuelles constituent un problème de santé publique majeur, aux conséquences physiques, psychologiques et sociales considérables. Souvent invisibles, elles restent sous-déclarées, notamment en raison de la peur, de la culpabilité, de la dépendance ou du manque de confiance envers les institutions.
Les professionnel.les de santé occupent une place stratégique dans leur repérage : ils et elles sont souvent les premier.es interlocuteur.trices vers lesquel.les les victimes se tournent, parfois sans exprimer explicitement les violences subies.
Ce deuxième article vise à fournir des repères pratiques pour améliorer le dépistage, l’écoute et l’orientation. Si besoin, vous pouvez aussi vous référer au premier article consacré aux définitions.
Si vous souhaitez vous impliquer dans le groupe de travail concernant les violences sexistes et sexuelles, vous pouvez contacter Emilie MARIONNEAU REMAUD, coordinatrice Parcours de soin et Prévention : emilie.remaud@cpts-centrevendee.fr
Rappel : Comprendre les violences sexistes et sexuelles
Les violences sexistes et sexuelles regroupent un ensemble d’actes commis en raison du genre ou du sexe, incluant, entre autres :
- Le harcèlement sexuel ou sexiste ;
- Les agressions sexuelles ;
- Le viol ;
- Les violences conjugales à dimension sexuelle ;
- Les mutilations sexuelles ;
- Le mariage forcé ;
- Le cyberharcèlement à caractère sexuel…
Elles touchent majoritairement les femmes et les personnes minorisées, mais peuvent concerner toute personne, quel que soit leur âge ou leur genre.
Les violences s’inscrivent souvent dans un contexte d’emprise ou de domination, ce qui rend le dévoilement difficile et nécessite une approche sensible et professionnelle.
Pourquoi le repérage en consultation est essentiel ?
La victime consulte souvent pour un tout autre motif, parfois somatique (douleurs chroniques, troubles gynécologiques, traumatismes) ou psychique (anxiété, dépression, troubles du sommeil).
Un dépistage précoce permet de réduire les risques de récidive, les complications médicales et psychologiques, et d’orienter rapidement vers des aides spécialisées.
Les professionnel.les de santé bénéficient d’une position de confiance et de neutralité permettant à la victime de se sentir en sécurité pour parler.
Signes d’alerte pouvant évoquer des violences
Aucun signe n’est spécifique, mais l’ensemble peut orienter vers une situation à explorer avec douceur.
Interroger : comment poser les questions ?
La manière d’aborder le sujet influence fortement la possibilité d’un dévoilement.
Principes clés
- Créer un espace confidentiel (isoler la victime si un tiers l’accompagne).
- Adopter une posture neutre, bienveillante et non jugeante.
- Utiliser un vocabulaire simple, direct et respectueux.
- Rappeler la confidentialité du cadre médical.
Exemples de formulations sans signes d’alerte
- « Comment vous sentez-vous à la maison ? »
- « Comment votre conjoint.e se comporte-t-il/elle avec vous ? »
- « Quelqu’un vous a-t-il déjà fait du mal, physiquement ou sexuellement ? »
- « Vous sentez-vous en sécurité dans votre relation actuelle ? »
Et expliquer, afin de normaliser le dépistage et faciliter la parole : « La violence est très courante au sein des familles. Je questionne régulièrement mes patient.es à ce sujet car les violences ont un impact négatif sur la santé et sont interdites par la loi. Personne ne devrait avoir à vivre dans la peur de son/sa partenaire. »
La Haute Autorité de Santé recommande également de prendre en considération les enfants du cercle familial : « Avez-vous peur pour vos enfants ? ». Ce type de question a une influence importante sur les révélations.
Bon à savoir : Le Ministère de la Justice a publié en mars 2020 une version actualisée du Guide relatif à la prise en charge des mineurs victimes. Ce guide tient compte des réformes intervenues depuis 2015 et des préconisations de la circulaire du 9 mai 2019 relative à l’amélioration du traitement des violences conjugales et la protection des victimes.
Exemples de formulations face à des signes d’alerte
En présence de signes d’alerte, il est recommandé de questionner le/la patient.e sur des violences subies, en s’appuyant alors sur ces symptômes pour ouvrir le dialogue :
- « Il arrive que des patient.es qui présentent les mêmes symptômes que vous soient victimes de violences. Est-ce votre cas ? »
- « Parfois, ces symptômes sont liés à du stress, des tensions ou de la violence à la maison. Est-ce votre cas ? »
- « Lorsque vous étiez enceinte, avez-vous été maltraitée, frappée, giflée, blessée par votre partenaire ? »
En cas de doute sur une situation de violence et si le/la patient.e ne souhaite pas parler, il est recommandé :
- de ne pas insister, mais de lui laisser le temps de décider ;
- d’indiquer les aides existantes, pour qu’il ou elle puisse y avoir recours ;
- de noter dans le dossier médical les éléments de doute et les réactions observées.
Source :
Accueillir la parole
Ce qui est recommandé
- Écouter sans interrompre, sans minimiser ni dramatiser.
- Dire des phrases de soutien :
- « Vous avez bien fait d’en parler. »,
- « Je vous crois. »,
- « Ce que vous vivez n’est pas de votre faute. »
- Évaluer l’urgence : danger imminent, considérer l’impact sur les enfants, blessures graves, risque suicidaire.
- Documenter les constatations médicales de manière précise et objective dans le dossier.
- Proposer des orientations vers des ressources spécialisées (que nous détaillerons dans un troisième article).
À éviter absolument
- Blâmer la victime (« pourquoi ne partez-vous pas ? »).
- Interroger de manière intrusive ou répétitive.
- Chercher à enquêter ou identifier l’agresseur.euse (ce n’est pas le rôle médical).
- Faire des promesses impossibles (« cela ne se reproduira plus »).
En cas de révélation par la victime
Il est recommandé de :
- reformuler oralement les propos de la victime avec elle, pour qu’elle se les réapproprie ;
- confirmer à la victime ce que sont les violences au sein du couple, les violences sexistes et sexuelles ;
- lui proposer de l’orienter vers des référent.es pour une aide plus spécialisée ;
- lui transmettre des informations concernant les aides associatives, judiciaires et sanitaires qui pourront l’aider à se protéger et à protéger ses enfants.
Le rôle essentiel du certificat médical
En cas de violences physiques ou sexuelles, le certificat médical est un document clé, pouvant être utilisé dans un cadre judiciaire.
Il doit être :
- descriptif, objectif et détaillé :
- Décrire avec précision et sans ambiguïté les faits médicalement constatés (signes cliniques des lésions, signes neurologiques, sensoriels et psycho-comportementaux constatés), en s’appuyant sur l’examen clinique.
- N’exprimer aucun jugement ni aucune interprétation : le/la rédacteur.trice ne se prononce pas sur la réalité des faits, sur la responsabilité d’un tiers, ni sur l’imputabilité.
- Reporter les dires spontanés de la victime sur le mode déclaratif, entre guillemets, sous la forme : « X dit avoir été victime de… », « la victime déclare… », « selon les dires de la victime… ».
- Faire figurer les antécédents qui peuvent interférer avec les lésions traumatiques (état antérieur) uniquement avec l’autorisation expresse de la victime.
- Préciser, en cas de violences psychologiques à l’origine de symptômes psychologiques, en quoi ils altèrent les conditions et la qualité de vie de la personne : les violences psychologiques constituent une effraction psychique au même titre que les violences physiques, et de longue durée.
- Mentionner si besoin des éléments cliniques négatifs ainsi que la prise de photos ou la réalisation de schémas anatomiques datées et identifiées, avec l’accord de la victime et en conservant un double des photographies.
- rédigé même si la victime ne souhaite pas porter plainte ;
- conservé dans le dossier médical.
Bon à savoir : La Miprof (Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains) accompagne les professionnel.les dans la mise en œuvre de leur pratique professionnelle et notamment dans la rédaction des écrits professionnels.
En lien avec les professionnel.les, des expert.es et le soutien des représentant.es institutionnel.les et professionnel.les, la Miprof a élaboré des modèles d’écrits professionnels et des notices explicatives.
Source : https://arretonslesviolences.gouv.fr/je-suis-professionnel/les-ecrits-professionnels
Le dépôt de plainte : un processus long et non linéaire
Lorsqu’une personne envisage de porter plainte pour des violences conjugales, il est nécessaire d’avoir en tête que cette démarche s’inscrit le plus souvent dans un processus long et non linéaire. Il est souvent marqué par de multiples allers-retours, en moyenne jusqu’à sept, entre l’intention de déposer plainte et le renoncement temporaire.
Ces hésitations ne relèvent ni d’une indécision, d’un manque de crédibilité ou d’une minimisation des faits, mais de mécanismes bien documentés : peur des représailles, emprise psychologique, dépendance affective, financière ou administrative, préoccupations liées aux enfants, sentiment de honte ou de culpabilité, pression familiale ou sociale, espoir d’un changement, isolement social, ou encore expériences antérieures de réponses institutionnelles insuffisantes.
À chaque retour en arrière, la violence peut être relativisée, banalisée, réinterprétée ou tue, tandis que la victime continue néanmoins à consulter, souvent pour des motifs somatiques ou psychiques indirects.
En tant que professionnel.les de santé, comprendre ces allers-retours est fondamental : rappeler que le dépôt de plainte est un processus, non un acte isolé. Il n’est pas un préalable à l’aide, mais une étape possible parmi d’autres, et que chaque espace d’écoute, de repérage et d’orientation, même sans plainte immédiate, constitue un levier majeur de protection, de sécurisation et de reconnaissance des violences sexistes et sexuelles.
Dans ce parcours souvent fragmenté, l’application Mémo de vie constitue un outil précieux et sécurisé pour les personnes victimes de violences sexistes et sexuelles. Pensée comme un carnet personnel protégé, elle permet de consigner, au fil du temps, des faits de violences (dates, lieux, descriptions), des éléments médicaux ou administratifs, ainsi que des photos ou documents, sans obligation immédiate de dépôt de plainte. Pour les professionnel.les de santé, connaître l’existence de Mémo de vie permet d’orienter les victimes vers un dispositif qui respecte leur temporalité, renforce leur pouvoir d’agir et sécurise les preuves dans un contexte d’emprise ou d’incertitude. L’application s’inscrit ainsi comme un outil d’anticipation et de protection, facilitant, le moment venu, un recours aux soins, au droit ou à la justice, tout en reconnaissant que la décision d’agir se construit progressivement.
Source : https://www.france-victimes.fr/index.php/nos-engagements/memo-de-vie
Se former pour mieux accompagner
Le repérage des violences nécessite des compétences spécifiques :
- compréhension du cycle des violences ;
- savoir interroger ;
- posture empathique ;
- connaissances juridiques et sociales ;
- maîtrise du recueil des preuves.
La formation continue constitue un levier essentiel pour améliorer la qualité de la prise en charge et renforcer la capacité des professionnels à agir en prévention.
Bon à savoir : La Miprof (Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains) élabore des outils de formations pour toutes et tous les professionnel.les avec le concours d’un collège de formateur.trices, d’universitaires, d’enseignant.es, d’expert.es et le soutien des partenaires institutionnels et professionnels.
Ces kits pédagogiques se composent de courts-métrages et livrets d’accompagnement, fiches réflexes spécifiques à certaines professions, etc.
Ces outils s’adressent à l’ensemble des professionnel.les susceptibles d’intervenir auprès des victimes de violences : dans les secteurs de la santé, du social, de l’éducation, de la sécurité, de la justice, etc.
En résumé
Les violences sexistes et sexuelles sont fréquentes, graves et souvent invisibles. Les professionnel.les de santé, par leur proximité et leur expertise, jouent un rôle déterminant dans leur repérage et leur prise en charge.
Créer un climat de confiance, repérer les signaux, poser les bonnes questions et écouter sans jugement sont les piliers d’une intervention efficiente. En renforçant leurs compétences et en systématisant le dépistage, les soignant.es peuvent contribuer de manière décisive à la protection des victimes et à la lutte contre ces violences.
Nous verrons dans un troisième et dernier article comment l’orientation vers les ressources adaptées constitue le dernier pilier d’un accompagnement efficace et sécurisant.
Par Emilie MARIONNEAU REMAUD
Toute reproduction de ce texte, même partielle, est interdite sans l’accord préalable et la mention de son autrice.
Revisionnez le webinaire sur les cancers dits « masculins » (cancer du testicule & cancer de la prostate), animé par le Dr Barbu, médecin généraliste, et le Dr Gaschignard, chirurgien-urologue.
Comme chaque année, vous trouverez ci-après l’affiche d’accès aux services d’urgence mise à jour.
Elle comporte cette année un changement majeur : l’accès aux soins dentaires d’urgence. Désormais, les soins dentaires urgents seront régulés par des chirurgiens-dentistes régulateurs en composant le 116 117.
Ils orienteront ainsi les patients en fonction du besoin : simple conseil médical, envoi d’une ordonnance à la pharmacie de garde ou rendez-vous dans l’un des cabinets de garde.
Nous vous invitons à télécharger et diffuser l’affiche ci-dessous auprès du plus grand nombre afin de fluidifier les prises en soin urgentes.
Connaissez-vous « La Consult' » ?
Dans le cadre des actions de prévention sur les violences sexistes et sexuelles, nous vous proposons ici une mini-série d’articles sur le sujet. Vous y trouverez :
- les définitions
- des aides au repérage de ces violences chez vos patient.es
- des outils et ressources.
Pour tout renseignement complémentaire ou suggestion, n’hésitez pas à nous contacter.
Définition : qu’est-ce qu’une violence sexiste ou sexuelle ?
Selon le site Question Sexualité, « Une violence sexiste ou sexuelle, c’est lorsqu’une personne impose à autrui un propos (oral ou écrit), un comportement, un contact à caractère sexuel. Cela porte non seulement atteinte aux droits fondamentaux de la personne, notamment à sa dignité, mais aussi à son intégrité psychologique et à son intégrité physique dans le cas d’une agression. »
- Les violences sexuelles désignent tous les actes à connotation sexuelle commis avec violence, contrainte, menace ou surprise, tout ce qui est de l’ordre d’une sexualisation non désirée. Elles concernent autant un viol que du harcèlement sexuel, l’exhibition sexuelle ou encore le voyeurisme.
- Le sexisme est davantage un propos ou un comportement qui vise la personne en raison de son sexe ou de son genre sur la base de stéréotypes. La loi réprime donc un certain nombre de ces comportements qui portent atteinte à la dignité, à la santé, à l’intégrité physique des personnes qui en sont victimes. Par exemple, le fait de frotter ses parties génitales contre les fesses ou la hanche d’une personne dans le métro ou le fait d’insulter, avec des propos sexistes, une femme dans la rue.
Source : https://www.info.gouv.fr/actualite/violences-sexistes-et-sexuelles
Quelles sont les différentes violences sexistes et sexuelles ?
Les violences sexistes ou sexuelles peuvent prendre différentes formes :
Ces situations peuvent se dérouler dans un cadre public, mais aussi dans des groupes restreints ou en privé. Dans tous les cas, elles sont punies par la loi.
Qu’est-ce que le consentement ?
Le consentement consiste à donner un accord. C’est le notion clé permettant de caractériser un acte ou un propos à caractère sexuel : sans le consentement, le propos ou le comportement peut devenir une agression sexuelle.
Attention, le consentement est valable uniquement si :
- vous avez donné votre accord vous-même ;
- vous consentez de manière éclairée et lucide (vous êtes conscient et n’êtes pas sous l’emprise d’alcool, de drogue ou de médicament par exemple) ;
- vous consentez sans y être forcé, ni sous la pression de menace ou chantage.
En résumé, pour que le consentement soit valide, il faut qu’il soit :
- Enthousiaste
- Mutuel
- Révocable
- Spécifique
- Libre
- Éclairé
Il est aujourd’hui temps que tous et toutes s’éduquent au consentement :
- S’habituer à le demander : sans forcer, ni insister, ni négocier, sans menace, ni chantage, ni quelque pression que ce soit, etc.
- Puis respecter la réponse : quelle qu’elle soit, sans faire culpabiliser l’autre, sans insulter, ni exprimer fort sa frustration, etc.
Par Emilie MARIONNEAU REMAUD
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